Avec une population de 774 600 habitants (janvier 2005), la Réunion génère le pouvoir d’achat le plus élevé de la zone océan Indien.

L’économie réunionnaise est caractérisée par :

  • un secteur primaire dominé par la culture de la canne à sucre
  • un secteur secondaire dont la principale valeur ajoutée est issue de l’industrie agroalimentaire
  • un secteur tertiaire devenu employeur principal de l’île

Les différentes filières de production agricole sont issues du système coopératif autour duquel elles sont organisées depuis les années 60.

Dans ce contexte, la filière avicole représente un des fleurons de l’industrie agroalimentaire de la Réunion avec ses 8000 tonnes de volailles vendues en 2006. Malgré ces bons résultats, elle ne couvre néanmoins que 27% du marché des volailles brutes de l’île et 13% du marché des produits élaborés de volaille, ce qui démontre un potentiel de croissance considérable.

La viande de volaille, ancrée dans le patrimoine culinaire de l’île, représente une consommation moyenne de 35 kg/ personne /an.

La filière volaille est confrontée à la pression des produits importés congelés d’un niveau de prix faible. La Réunion est considéré comme un marché de « dégagement » (déstockage). De plus, les coûts de fabrication sont plus élevés sur une île et les économies d’échelles quasi inexistantes.

Pour parer à cette réalité économique, la filière se différencie par une mise en valeur permanente de sa qualité et de son savoir faire.

En frais, elle a opté pour une stratégie de diversification de son offre en ad équation avec le goût réunionnais.

Le produit star reste de loin le poulet blanc. Les autres espèces (poulet jaune, poulet noir, dinde, canard, pintade, coq, lapin) constituent de nombreuses occasions de consommations.

Pour assurer son développement, elle se doit également d’être présente sur le segment du congelé. Le facteur prix reste un élément déterminant dans l’acte d’achat du consommateur réunionnais, et la conquête de part de marché en congelé reste un objectif prioritaire.

En aval, le principal réseau de distribution de la filière reste la GMS (environ 80% du volume), suit le réseau CHR (avec environ 11%), puis les collectivités (environ 8%) et enfin les importateurs grossistes.